À COEUR OUVERT : MON ABSENCE

par Little Pucette
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À COEUR OUVERT : MON ABSENCE - LITTE PUCETTE

Aujourd’hui, après un long silence, j’ai décidé de te parler à coeur ouvert de ce qu’il se passe dans ma tête et dans mon coeur. Des semaines, voire plutôt des mois se sont écoulés sans que ce blog ne soit alimenté. Au-delà même des derniers mois, ma présence ici a toujours été plus ou moins décousue. Pourtant, j’ai toujours dans un coin de ma tête, ce blog, les articles que je pourrai y faire et ce que je pourrai te partager. Alors quelle est la raison de mon absence ?

LA RAISON DE MON ABSENCE

La raison est simple : moralement je ne vais pas bien, et je n’arrive pas (ou plus) à faire semblant.

Ce qu’il se passe dans ma tête est assez compliqué à retranscrire ici, à l’écrit, mais je vais essayer d’être la plus claire possible. En fait, j’ai peur. Bon, c’est peut-être plus facile que je ne le pensais.

Et quand je dis « j’ai peur », c’est vraiment de tout. J’ai peur du monde extérieur. De l’avenir. De décevoir mon entourage. J’ai peur d’être nulle, pas assez, ou trop. De ne pas pouvoir avoir d’enfant. De ne pas être légitime. J’ai peur de ne pas le mériter. De me tromper, de faire le mauvais choix, et de ne pas réussir. J’ai peur de ne pas avoir de passion… Et ceci n’est qu’un échantillon. C’est pour dire.

Au-delà de me poser mille et une questions, je me gâche complètement la vie puisque je passe à côté d’elle. En fait, j’appréhende tellement que l’une de ces peurs se réalise, que je ne bouge plus. Si je ne sors pas de chez moi, personne ne pourra m’agresser non ? En ne faisant aucun choix, je suis certaine de ne pas faire le mauvais. Et si je ne partage rien sur ce blog, personne ne pourra me dire que je ne suis pas légitime de le faire.

C’est bien beau de penser comme ça, de mettre ses peurs, et sa vie sur pause. De se mentir à soi-même et donc de mentir aux autres. Mais ça ne dure qu’un temps, et la vérité te rattrape un jour. Et ce jour-là, ça fait mal !

À COEUR OUVERT : MON ABSENCE - LITTE PUCETTE

LE JOUR OÙ LA VÉRITÉ M’A RATTRAPÉE

La vérité m’a rattrapée il y a quelques jours, lorsque mon frère m’a lancé une phrase qui peut paraître anodine, mais qui reflétait totalement l’image que j’avais de moi à ce moment-là. Au détour d’une conversation, il m’a simplement lâché « T’es molle ». Ça a l’air de rien dit comme ça, mais ça m’a touchée en plein coeur et m’a comme percutée. Une discussion s’en est suivie, au cours de laquelle je ne pouvais, et surtout ne voulais plus cacher la réalité.

C’est épuisant d’être constamment dans le questionnement ou dans le mensonge pour essayer de passer outre ces millions de questions que je me pose. Mon mental prend le dessus, et met ma vie sur pause. J’ai beau essayé de me raccrocher à la branche, de sourire et de savourer l’instant présent. Quand je suis seule, je sais au fond de moi que ça ne va pas.

Alors aujourd’hui, j’accepte simplement cette vérité. J’accepte de ne pas aller bien. Et j’accepte d’avoir peur. J’accepte toutes ces questions et ces moments d’absence. Mais je refuse de mettre une nouvelle fois ma vie sur pause par crainte.

JE NE SUIS PAS SEULE

Grâce à cette réflexion de mon frère, et à la longue discussion qu’elle a engendrée, j’ai compris que je n’étais pas la seule à me poser toutes ces questions et à avoir peur. Et bien que je ne veuille paraître mauvaise à me dire que je ne suis pas la seule à souffrir, je dois avouer que ça me rassure.

Je suis soulagée de savoir que d’autres se posent ces mêmes questions et arrivent tout de même à agir et à réussir. C’est une source d’inspiration et de motivation, et ça me pousse à passer, moi aussi, à l’action.

Alors cet article est là pour moi, pour revenir ici et t’expliquer les raisons de mon absence. Mais il est aussi là pour toi, qui a peut-être peur et te sens bloqué(e) au moindre choix que tu dois faire. Cet article est là pour te faire comprendre que tu n’es pas seul(e) et que je te comprends. Je ne vais pas te mentir, je n’ai pas de solution miracle pour aller mieux. Simplement admettre l’état dans lequel on se trouve, agir petit à petit pour changer ce qui ne nous convient pas, et discuter (avec ton entourage, un psychologue ou moi si le coeur t’en dit).

Avec cet article, j’admets ces tonnes de questions, ces moments de paralysie, et mon mal-être. J’admets mon absence, mes blocages et tout mon passé. J’admets tout ça, mais je refuse que ça continue. Alors je décide d’agir, pas à pas, pour devenir la femme que je souhaite réellement être au fond de moi. Et ça passe, notamment, par un retour sur ce blog.

Je te dis à très vite,

signature little pucette

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La parenthèse psy 8 mai 2019 - 15:26

Hello !
Ton article m’a touché en tant que personne mais aussi en tant que professionnelle (psy). Et peut-être que je suis devenue ce que je suis parce que j’avais ces peurs aussi. Je suis quelqu’un d’extrêmement peureux et un jour, une vieille dame m’a balancé « la peur n’évite pas le danger ». Tu peux avoir peur, tu as le droit d’avoir peur, de la verbaliser, mais ne la laisse pas te guider. Ces derniers temps, j’ai carrément ouvert mon cabinet, et ce blog où je m’expose. J’ai peur, j’ai encore peur mais je suis tellement fière de moi et petit à petit, je prend confiance en moi. N’ait pas peur qu’on te lise, n’ait pas peur de t’exprimer ! Tu as le droit d’être qui tu es et de penser ce que tu penses. Tu as le droit de te tromper, de revenir sur tes pas, d’expérimenter et de ne pas être dans la perfection tout de suite. Tes expériences ne doivent pas impacter qui tu es 😉

Line de https://la-parenthese-psy.com/

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